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Qu’est-ce que la transdisciplinarité ?

Prolégomènes: la logique aristotélicienne

Généralement, on s’accorde à dire que la logique commence avec les œuvres d’Aristote, qui plus tard, seront réunies sous le titre ordinaire d’Organon. Le terme « logique » précise le caractère instrumental et propédeutique, que le philosophe grec attribuait à la logique dans l’ensemble des savoirs. La logique s’inscrit dans le prolongement de la dialectique, qu’Aristote concevait davantage comme un art que comme une science, notamment dans les « Topiques » et les « Réfutations Sophistiques », son sixième traité, qui analysent les sophismes. Ensuite, c’est avec le traité sur l’interprétation (ou Peri Hermeneias) ainsi que les « Premiers Analytiques », qu’il édifie véritablement la logique comme discipline formelle.

Ce qui suit explique les raisons pour lesquelles Aristote peut être considéré comme le père fondateur de la logique formelle, que l’on peut reformuler ainsi :

Création du syllogisme: 1ère Innovation

Aristote ayant constaté que la méthode de division utilisée par Platon est insuffisante à démontrer une conclusion rigoureuse, il découvre l’utilisation d’un « moyen terme », c’est-à-dire d’un mot ou d’une locution intermédiaire qui permet de relier deux propositions. Exemple :

  • Tous les hommes sont mortels.

  • Socrate est un homme.

  • Donc Socrate est mortel.
Dans cet exemple, le terme « homme » est devenu le « moyen terme » qui relie Socrate à la mortalité.

Introduction des variables : 2ème innovation

L’introduction de variables rend cette nouvelle innovation encore plus fondamentale car Aristote ne s’intéresse pas seulement au contenu concret des propositions « l’homme est mortel », mais à leur forme logique.

Il remplace les termes particuliers par des symboles généraux : « L’homme est mortel » se transforme par les lettres « A est B » ou « B appartient à A ».

Ainsi, on ne s’intéresse pas à ce que représentent A et B, car ce qui compte est la structure de la proposition qui est faite.

Quel est alors son intérêt ?

  • En remplaçant les contenus généraux par des lettres, Aristote change la forme du raisonnement.
  • La logique peut alors suivre les règles de validité indépendamment des objets dont on parle.
  • C’est ce que l’on nomme sous l’expression de science formelle, car la logique s’appuie sur des formes de pensée plutôt que sur leur contenu matériel.

L’idée centrale est donc que le véritable acte fondateur de la logique n’est pas seulement l’invention du syllogisme, mais la découverte qu’un raisonnement peut être défini à travers une structure abstraite (« A est B ») plutôt qu’à l’aide de choses ou d’objets particuliers auxquels il s’applique.

Le carré de l’opposition

Le carré de l’opposition est un schéma classique de la logique aristotélicienne qui représente les relations entre quatre types de propositions catégoriques. Il permet de comprendre quelles propositions sont compatibles, incompatibles ou impliquent la vérité ou la fausseté d’autres propositions.

Les différentes sortes de propositions opposées (notation : a désigne l’universelle affirmative ; e l’universelle négative, i la particulière affirmative, o la particulière négative) :

On peut énoncer les lois suivantes : 1o/ de deux propositions contradictoires l’une est nécessairement fausse ; 2o/ si a est vrai, e est faux ; si e est vrai, a est faux ; si a est faux, ou si e est faux, pas de conclusion ; 3o/ si i est vrai, ou si o est vrai, pas de conclusion ; si i est faux, o est vrai ; si o est faux, i est vrai. Bref ! les contraires ne sont jamais toutes deux vraies en même temps, mais elles sont parfois fausses en même temps ; et les contradictoires ne sont jamais ni vraies ni fausses en même temps.

Des difficultés apparaissent si l’on tente d’appliquer cette distinction non plus aux propositions mais aux termes. Par exemple, quand on veut comparer : « le sage est sage », « le sage n’est pas sage », « le sage est fou » ; ou « Caligula est juste », « Caligula n’est pas juste », « Caligula est injuste ». Le problème se pose notamment pour les propositions singulières. En logique moderne, bien que l’analyse de la proposition ne tienne pas compte de la distinction entre les deux types de négation (« ne pas être juste », « être injuste »), la difficulté réapparaît avec les descriptions définies.

Origines de la transdisciplinarité

Dans la Grèce antique, Aristote distinguait trois sortes de sciences : les sciences pratiques ; les sciences poétiques ; les sciences théoriques. Au XVIIème siècle, c’est Descartes qui ouvrit la voie à l’autonomisation des sciences, qui s’accentua avec la croissance du degré de complexité de chacune d’elle, jusqu’à atteindre leur hyperspécialisation. Depuis quelques décennies, on a compris que les sciences devaient être inter-reliées et nous avons assisté à l’émergence de la multidisciplinarité et de l’interdisciplinarité. Poussant plus loin leurs réflexions sur la connaissance scientifique, certains chercheurs (Piaget, Jantsch, Morin, Nicolescu) ont envisagés le concept de transdisciplinarité qui dépasserait les disciplines pour produire une vision du monde plus en accord avec les nouvelles découvertes qui influencent de nouvelles pratiques humaines. Comme l’indique Pineau (2005, p14) « s’il y a eu un avant disciplinaire, il peut aussi y avoir un après ».Certes, d’aucuns indiqueront qu’il peut y avoir le risque d’une égale incompétence dans les diverses disciplines, dû à l’accumulation et la complexification des savoirs, ainsi qu’une trop grande rapidité dans leur agrégation. Toutefois, « la nécessité de recherches situées aux interfaces entre humanités, sciences humaines et sociales, et sciences exactes n’échappe à personne » (Debru 2011 p10), et malgré les difficultés réelles rencontrées, il est souhaitable de favoriser la réflexion transdisciplinaire afin d’élargir et d’accroitre notre compréhension du monde.

Le tiers inclus: Stéphane Lupasco

Stéphane Lupasco est l’auteur de la Logique dynamique du contradictoire, fondée notamment sur la notion de tiers inclus qu’il théorisa. Cette logique générale, englobant la logique classique comme un cas particulier, vise à rendre compte du devenir tri-polaire de la matière-énergie : la matière-énergie macrophysique, la matière-énergie vivante et la matière-énergie psychique, les « trois matières » pour reprendre le titre de son livre le plus célèbre.

Lupasco considère la Logique dynamique du Contradictoire comme la logique de l’énergie. La logique ne se réduit pas à la science du raisonnement. Elle est, comme chez Hegel, la logique de tout ce qui existe. Lupasco fait ainsi une équivalence entre les opérations logiques de l’esprit et les faits expérimentaux, la causalité lui apparaît comme semblable à la déduction : « Nous appelons logique tout ce qui porte les caractères de l’affirmation et de la négation, de l’identité et de la non-identité ou diversité, qui engendre, par leur coexistence ou conjonction ou par leur indépendance ou disjonction, une notion de contradiction ou une notion de non-contradiction et qui, sans autre secours que le sien propre, déclenche des enchaînements déductifs. Un fait donc, quel qu’il soit, expérimental ou mental, sensible ou intellectuel, est considéré comme logique dans la mesure où il est marqué par ces caractères, conditionné par ces notions et engendré par ces implications, indépendamment de savoir si cette marque, ce conditionnement et cette déduction relèvent de l’esprit connaissant ou de quelque autre réalité – cela, c’est un autre problème ». (Préface du livre Le principe d’antagonisme et la logique de l’énergie – Stéphane Lupasco).

Voici une représentation en texte (ASCII art) du triangle du Tiers Inclus, avec l’exemple de la lumière :

             Tiers Inclus (T)

(Le « quanton »)

             Onde (A)                    Particule (non-A)

Lecture du triangle :

Les deux sommets de la base sont les manifestations contradictoires à un même niveau de réalité :

A : La lumière se comporte comme une onde.

non-A : La lumière se comporte comme une particule.

Le sommet supérieur, T (Tiers Inclus) , est le concept qui les unit et les dépasse : le quanton.

Il ne nie pas la contradiction, il l’inclut dans une réalité plus vaste où les deux aspects sont vrais simultanément, selon le contexte d’observation. C’est cette structure ternaire (A, non-A, T) qui distingue la logique transdisciplinaire de la logique binaire classique.

La transdisciplinarité aujourd’hui

La transdisciplinarité est un concept scientifique qui permet d’aller au-delà des disciplines, c’est-à-dire de dépasser les objectifs initiaux du silo restreint des « disciplines », en pariant sur de nouvelles finalités plus complexes et plus efficientes, différentes du champ initial de la recherche disciplinaire, pouvant permettre ainsi l’émergence de nouvelles sciences.

De cette manière, la transdisciplinarité adopte une posture épistémologique, dont la finalité est la compréhension du monde présent, dont un des impératifs est l’unité de la connaissance (Galvani, 2008). Le terme « transdisciplinarité »  serait dû à Jean Piaget, lors de sa conférence « L’épistémologie des relations interdisciplinaires au colloque L’interdisciplinarité – Problèmes d’enseignement et de recherche » (Piaget, 1973). Il voulait indiquer la nécessité de dépasser la logique interdisciplinaire pour aller vers une vision plus englobante et plus intégrée de la connaissance (Nicolescu, 2005). La transdisciplinarité « [….] tente de répondre à une nouvelle vision de l’homme et de la nature par dépassement intégratif du paradigme actuel » (Paul et Pineau, 2005). Le chercheur qui adopte une démarche transdisciplinaire doit s’ouvrir aux autres, en renonçant à tout ce que sa discipline initiale porte de dogmatique en elle. Lima de Freitas, Edgar Morin et Basarab Nicolescu ont rédigé et fait adopter la charte qui forge la transdisciplinarité en 1994 (CIRET).

Selon Basarab Nicolescu (1996), la transdisciplinarité s’appuie sur trois piliers :

1/ Les niveaux de réalités: En se référant à sa spécialité initiale, la physique théorique, Nicolescu (1997) considère que : « les découvertes de la physique contemporaine mais aussi de la phénoménologie dans les sciences humaines (Schutz, 1987 ; Barbier, 1997) nous invitent à situer tout objet de recherche dans le champ simultané de plusieurs niveaux de réalité ». (in Galvani 2008). Nicolescu ajoute que : « la vision transdisciplinaire propose de considérer une Réalité multidimensionnelle, structurée à de multiples niveaux, qui remplace la Réalité unidimensionnelle, à un seul niveau, de la pensée classique » (Nicolescu 1994 p 30). En outre, il estime que : « la Réalité comporte, selon notre modèle, un certain nombre de niveaux [….]dont il suppose que le nombre est infini ». Rapporté par Galvani (2008) Nicolescu,  théoricien de la transdisciplinarité, considère par exemple que : « La découverte de la pluralité des niveaux de la réalité quantique et macro-physique dans la physique contemporaine nous oblige à changer profondément notre vision du monde héritée de la physique classique où les objets de recherche étaient envisagés comme s’ils dépendaient d’un seul niveau de réalité».

2/ La logique du tiers inclus : Selon Nicolescu, évoqué par Galvani (2008) : « la physique quantique débouche sur des affirmations paradoxales à propos de la lumière qui apparaît par exemple comme onde et comme corpuscule. Ces découvertes obligent à repenser les principes de la logique aristotélicienne ». En outre, Galvani (ibid.) indique que pour Nicolescu, « la logique aristotélicienne qui reste indispensable dans les situations simples doit laisser place à une logique du tiers-inclus dans les situations complexes. Les deux états ondes et corpuscules, qui sont antinomiques au niveau de réalité macro-physique, peuvent pourtant être les manifestations d’un tiers-inclus (T) unifiant qui est, dans ce cas, le quanton au niveau quantique (Nicolescu, 1996). Il peut donc y avoir un troisième terme (tiers-inclus) unifiant, dès lors que nous avons signifié qu’il existe différents niveaux de réalité. Cette logique complexe, permet de développer une perspective plus englobante, en distinguant les éléments sans les séparer, en les reliant sans les confondre (Galvani 2008).

3/ La complexité : Le « tout est plus que la somme des parties » est un principe universel édicté par Aristote qui annonce ainsi le concept de complexité. Vu  par Edgar Morin, la complexité est un paradigme dont la pensée est à la fois holistique et réductionniste (Morin, 1996). Dans le tome 3 de son œuvre épistémologique majeure : La méthode, Edgar Morin considère qu’il faut reconnaître la complexité intrinsèque à tout problème, c’est-à-dire l’impossibilité de la décomposition de ce problème en des parties simples, fondamentales :

[…] que ce soit pour l’étude de la santé, de la vieillesse, de la jeunesse, des villes […] il faut substituer une pensée qui relie à une pensée qui disjoint, et cette reliance demande que la causalité unilinéaire et unidirectionnelle soit remplacée par une causalité en boucle et multi-référentielle, que la rigidité de la logique classique soit corrigée par une dialogique capable de concevoir des notions à la fois complémentaires et antagonistes, que la connaissance de l’intégration des parties dans un tout soit complétée par la connaissance de l’intégration du tout à l’intérieur des parties. La réforme de pensée permettra de freiner la régression démocratique que suscite, dans tous les champs de la politique, l’expansion de l’autorité des experts, spécialistes de tous ordres, ce qui rétrécit progressivement la compétence des citoyens, condamnés à l’acceptation ignorante des décisions de ceux qui sont censés savoir, mais en fait pratiquent une intelligence aveugle, parce que parcellaire et abstraite, brisant la globalité et la contextualité des problèmes. (Morin, 1997)

Pour Albert Jacquard (2004), « la complexité est la caractéristique d’une structure dont les éléments sont nombreux, sont divers, et sont reliés entre eux par de multiples interactions. Lorsque cette complexité est suffisante, la structure manifeste des performances qui ne peuvent être déduites de la connaissance de chacun des éléments. »

Les sept principes de la complexité

Dans son ouvrage de synthèse, Edgar Morin (2003) présente la méthode de la complexité à travers les sept principes suivants (Galvani 2008 pp8-10) :

  • Le principe systémique ou organisationnel « qui permet de relier la connaissance des parties avec la connaissance du tout et vice-versa » (Morin et al., 2003, p. 42).
  • Le principe hologrammatique « qui permet de considérer, comme dans un hologramme, que chaque partie contient pratiquement la totalité de l’information de l’objet représenté. Par exemple, chaque individu porte en lui la présence de la société dont il fait partie. La société est présente en nous par le langage, la culture, ses règlements, normes, etc. […] Ainsi la société et la culture sont présentes en tant que « tout » dans la connaissance et dans les esprits connaissant. » (Morin et al., 2003, p. 42)
  • Le principe de rétroactivité « qui permet de rompre avec le principe réducteur de causalité linéaire par le concept de boucle rétroactive. au principe linéaire cause-effet, nous nous situons à un autre niveau : non seulement la cause agit sur l’effet, mais l’effet rétroagit de façon informationnelle sur la cause, permettant l’autonomie organisationnelle du système. » (Morin et al., 2003, p. 43)
  • Le principe de récursivité « qui désigne un processus dont les produits sont nécessaires à la production du processus lui-même. C’est une dynamique auto-productive et auto-organisationnelle » (Morin et al., 2003, p. 44).
  • Le principe d’autonomie/dépendance « qui permet de comprendre le processus auto-éco-organisationnel. Toute organisation, pour conserver son autonomie, a besoin d’être ouverte à l’écosystème dont elle se nourrit et qu’elle transforme […] Aucune autonomie n’est possible sans de multiples dépendances. Notre autonomie en tant qu’individu ne dépend pas seulement de l’énergie que nous captons biologiquement de l’écosystème, mais aussi de l’information culturelle. Les dépendances qui nous permettent de construire notre organisation autonome sont multiples. » (Morin et al., 2003, p. 45).
  • Le principe dialogique « qui permet de penser dans un même espace mental des logiques qui se complètent et s’excluent. Le principe dialogique peut se définir comme l’association complexe (complémentaire/concurrente/antagoniste) d’instances nécessaires, conjointement nécessaires à l’existence, au fonctionnement et au développement d’un phénomène organisé. […] Un exemple est l’impossibilité de penser la société en la réduisant aux individus ou à la totalité sociale ; il nous faut penser en un même espace la dialogique entre individu et société. » (Morin et al., 2003, p. 46).
  • Le principe de réintroduction du connaissant en toute connaissance « qui permet de reconnaître le rôle actif du sujet, de l’observateur, du penseur, qui avait été évincé par un objectivisme épistémologique aveugle. Le sujet ne reflète pas la réalité. Le sujet reconstruit la réalité au moyen des principes que nous avons mentionnés. » (Morin et al., 2003, p. 47).

Aujourd’hui, des approches conceptuelles inusités sont nécessaires, afin de tenir compte des nouveaux enjeux complexes et globalisés que nous connaissons, tels les déséquilibres écologiques (réchauffement climatique), économiques (crises bancaires, crises économiques) et des conflits interculturels, sociaux et sociétaux (mondialisation des idées).

Ces problèmes complexes sont difficilement traités de façon univoque dans un cadre pluri ou interdisciplinaire. Pour les résoudre, il faut aller au-delà, afin de circonscrire l’urgence à trouver des solutions viables aux crises majeures produites par les effets conjugués de la mondialisation et des changements sociétaux qui les ont induits. Ainsi, il est nécessaire de concevoir un nouveau mode de pensée, qui, à l’ère du numérique, implique une révolution des méthodes d’éducation et de recherche. Une démarche transdisciplinaire peut aider à résoudre ces problèmes complexes, sans remettre en cause les approches plus classiques. En effet, dans l’article 3 de la charte, on peut lire : « La transdisciplinarité est complémentaire de l’approche disciplinaire ; elle fait émerger de la confrontation des disciplines de nouvelles données qui les articulent entre elles ; et elle nous offre une nouvelle vision de la nature et de la réalité. La transdisciplinarité ne recherche pas la maîtrise de plusieurs disciplines, mais l’ouverture de toutes les disciplines à ce qui les traverse et les dépasse. » (Jean Frayssinhes)


Exemples transdisciplinaires

Ce que la TD a changé dans mon regard sur le monde
(Jean Frayssinhes)

La TD a constitué pour moi un choc salvateur dans l’évolution de mes cadres de référence en tant que « chercheur ». Issu de formations pluridisciplinaires, j’éprouvais des difficultés à passer d’un champ disciplinaire à l’autre, confronté à des épistémologies et des sémantiques parfois très différentes, voire antagonistes.

La TD a également représenté pour moi une porte d’entrée vers le monde de la complexité, dans ce qu’il a de plus conceptuel et théorique. Au fil de mes appropriations successives de ses fondements théoriques, j’ai cherché à opérationnaliser chaque concept afin de le rendre compréhensible à toute personne s’intéressant à la TD.

J’ai ainsi pris conscience de l’intérêt d’une réflexion transdisciplinaire, associée à la possibilité de concevoir et de mettre en œuvre des solutions pertinentes face à des problématiques complexes, aujourd’hui exacerbées par l’enchevêtrement des polycrises qui caractérisent notre époque. J’ai également découvert la forte variabilité conceptuelle de la TD, notamment à travers la réalisation d’une méta-analyse qualitative de la manière dont elle est appréhendée et exprimée au sein de la communauté des chercheurs français.