
Fonctionnement de la Revue
Dans la continuité de la création de notre laboratoire (LASRET), la mise en place d’une revue scientifique dédiée à nos travaux est devenue indispensable. Cette revue sera exclusivement publiée au format numérique. Vous trouverez ci-après le projet sur lequel vous êtes intervenus; il s’agit donc de la version finalisée de cette initiative. Les points encore en suspens seront résolus au fur et à mesure des besoins.
Une revue scientifique est constituée d’un ensemble d’articles scientifiques publiés de manière régulière. Ces publications possèdent un rôle et des caractéristiques spécifiques, ce qui les distingue des autres types de revues.
Les revues scientifiques sont composées d’articles scientifiques originaux, écrits par des enseignants/chercheurs, chercheurs, doctorants, ou parfois des professionnels. La plupart des revues scientifiques sont dirigées par un éditeur scientifique et possèdent un comité de relecture qui évalue les articles soumis à la revue, afin de garantir une transmission des informations vérifiées, qui font avancer la recherche dans de nombreux domaines. Cette évolution des connaissances devient alors accessible à tous de manière fiable, notamment grâce au libre accès.
L’édition scientifique est au cœur de la diffusion des connaissances académiques, ce qui la rend nécessaire. La création d’une revue scientifique peut contribuer de manière significative à un domaine d’études tel que la Transdisciplinarité, en lui offrant une nouvelle plateforme pour la publication et le partage de recherches scientifiques.
2.1 Constater une lacune.
Alors que le CIRET a été fondé en France il y a 40 ans, la France ne dispose toujours pas d’une revue scientifique dédiée à la transdisciplinarité, alors qu’il en existe dans de nombreux pays tels que : le Canada, la Russie, le Brésil, les Etats-Unis, le Portugal etc. Depuis que la création du LASRET a été actée, il est devenu nécessaire de créer une revue scientifique transdisciplinaire française pour combler ce manque, afin d’accueillir les travaux que nous allons produire. Cette revue sera le complément naturel de notre laboratoire, qui lui permettra d’obtenir une reconnaissance dans les milieux académiques et scientifiques, ce qui pourrait lui ouvrir les portes de l’enseignement théorique dans les universités et les grandes écoles françaises. Nous sommes face à un manque qu’il faut combler, car il existe un besoin tangible de créer une revue transdisciplinaire française pour intégrer toutes les études qui lui sont dédiées. Nous partirons d’une page blanche en créant une nouvelle revue qui sera scientifique, tel que décrit dans ce document, afin d’être conforme aux standards scientifiques en vigueur, comme indiqué dans le chapitre 2.2 ci-après.
2.2 Quelle vision et quelle mission.
La « Revue Scientifique Transdisciplinaire Française » souhaite accueillir des travaux scientifiques internationaux originaux, portant sur la Transdisciplinarité (TD).
La Transdisciplinarité a vu le jour avec Jean Piaget en 1972, et le CIRET fut créé en France en 1985 par Basarab Nicolescu et Edgar Morin. Au cours de ces quarante années, la TD a été patiemment élaborée, puis forgée pour en faire un artefact théorique qui permet de mieux comprendre le monde et d’essayer de modéliser la complexité des phénomènes qui le caractérisent mais aussi auxquels il participe. Dans ces nouveaux domaines de recherche, la Transdisciplinarité mobilise les connaissances d’un grand nombre de disciplines, afin de créer une structure conceptuelle dépassant les limites actuelles des sciences, qu’elles soient dites « dures » (exactes) ou « souples » (humaines et sociétales) (Kohlberg et Unseld, 2006). Cette notion de transdisciplinarité occupe un espace tridimensionnel, placé à un haut niveau hiérarchique, lui-même bâti sur la connexion de plusieurs disciplines à un niveau hiérarchique moins élevé. La transdisciplinarité contient l’idée et le projet de construction de passerelles entre des disciplines les plus variées, parmi lesquelles nous trouverons sans exclusive : la psychologie, la sociologie, les sciences de l’éducation, mais aussi la philosophie, les lettres et les arts, la neurobiologie, et les sciences de la cognition, sans se priver d’apports éventuels des mathématiques, de la biologie ou de la physique (notamment quantique) donnant ainsi le jour à un nouveau domaine de connaissances résultant de leur articulation ou fusionnements. Nous souhaitons revenir aux fondamentaux d’une revue scientifique dans sa fonction d’espace de débats, lesquels seront soutenus par les recherches et développements conduits via le Laboratoire Scientifique de Recherches et d’Études Transdisciplinaires (LASRET).
Les instances décisionnelles ne privilégieront aucune discipline et veilleront à l’équilibre de l’expression des différents champs disciplinaires.
La « Revue Scientifique Transdisciplinaire Française » proposera un appel à articles permanent, ainsi que des appels thématiques. Outre la publication scientifique, la rédaction de la revue organisera des rencontres ou manifestations scientifiques en amont ou en aval de la publication des numéros. Ce faisant, la « Revue Scientifique Transdisciplinaire Française » s’adresse à l’ensemble de la communauté scientifique internationale, et accueille toutes formes d’articles scientifiques écrits en français (recherches fondamentales, expérimentales et prospectives, études empiriques, retours d’expérience, etc), pouvant relever d’approches unidisciplinaire, pluridisciplinaires, multidisciplinaires, interdisciplinaires ou transdisciplinaires.
Chaque numéro de la RSTF proposera des thématiques transversales collaboratives afin de mobiliser le maximum des membres possibles du laboratoire. Il proposera en outre, une rubrique « Varia », afin que ceux qui ne sont pas attirés par les thématiques transversales collaboratives choisies, puissent sélectionner un thème plus proche de leur centre d’intérêt.
La fréquence de publication visée sera à déterminer, (annuelle ou semestrielle) du moins au démarrage du projet, mais elle pourrait aussi évoluer ensuite selon les résultats obtenus.
2.3 Constitution d’un comité de gestion: comités de rédaction et comité éditorial
Le comité de gestion de la revue constituera l’équipe opérationnelle. Elle se subdivisera en un comité éditorial pour décider des orientations, des choix, de l’organisation, etc, et en un comité de rédaction chargé de l’élaboration des numéros. Piloté par un rédacteur en chef ou une rédactrice en chef (ou par un binôme), le comité prend les principales décisions concernant : a) les axes de la revue, b) les dossiers thématiques et les personnes responsables de les coordonner, c) les responsables de l’évaluation des articles reçus, d) la publication des articles dans la revue. Il est très important que le comité de gestion fonctionne en équipe et que l’ensemble du travail ne soit pas assumé par une seule personne! Il faut recruter des experts reconnus dans le domaine de la TD, pour garantir le sérieux et la légitimité de notre revue. Le comité éditorial sera international, si possible paritaire ou mixte, issu des membres du LASRET, mais aussi d’experts externes. Il jouera un rôle crucial dans la révision par les pairs et la prise de décisions éditoriales. Il représentera la gouvernance de la revue.
2.4 Constitution d’un comité scientifique.
Le comité scientifique joue un rôle consultatif. Il est le garant de la qualité scientifique du comité éditorial, mais il n’a pas de responsabilité opérationnelle. Sa mission est d’appuyer et d’accompagner le comité de rédaction dans la sélection des thèmes choisis pour les dossiers thématiques et des personnes pour les coordonner, de lire les articles publiés pour s’assurer de leur qualité, d’arbitrer les litiges éventuels entre les membres du comité de rédaction, les auteurs et autrices ou les évaluateurs et évaluatrices, de trancher entre des évaluations contradictoires, de recruter des auteurs et autrices, de diffuser et d’utiliser les articles publiés dans leurs travaux de recherche ou d’enseignement. Selon leur expertise, les membres du comité scientifique peuvent être sollicités par le comité de rédaction pour procéder à l’évaluation d’un article ou d’un résumé ou pour piloter un dossier thématique.
Si cela est possible, les membres de chaque axe du Conseil Scientifique du LASRET, pourront être désignés pour participer à l’un ou l’autre des comités de la revue.
2.5 Choix du modèle économique.
A) Libre accès vs. abonnement : Dans le modèle en libre accès d’une revue, les articles sont accessibles à tous, mais souvent les auteurs paient des frais de publication. Dans le modèle par abonnement, les lecteurs ou leurs institutions paient pour accéder aux articles.
B) Sponsoring : Considérez des partenariats avec des institutions académiques ou des entreprises pour soutenir financièrement la revue.
Créez un guide détaillé spécifiant le format, le style, la longueur, les exigences en matière de références et d’autres aspects pertinents pour la soumission d’articles. Créer si possible un modèle simple qui serait fourni aux futures autrices et auteurs.
Il existe plusieurs plateformes en ligne qui facilitent la gestion des soumissions, la révision par les pairs et la publication d’articles. Certains, comme Open Journal Systems, sont spécifiquement conçus pour les revues en libre accès.
Nous devons mettre en place un processus rigoureux de révision par les pairs pour garantir la qualité des articles publiés. Après l’étude de différentes formules d’évaluation et consultation de différentes personnes aguerries dans l’évaluation d’articles scientifiques, nous avons choisi l’évaluation des articles en double aveugle (ni l’auteur ni le réviseur ne connaissent l’identité de l’autre) qui est le principal choix des revues scientifiques françaises et internationales, et le seul mode d’évaluation qui nous offrira la possibilité d’obtenir la reconnaissance éventuelle de l’HCERES. Ce choix nous contraint de disposer de réviseurs compétents dans toutes les disciplines représentées dans chacun des articles choisis.
Pas vu, pas connu disait-on autrefois. Il faut donc s’assurer de promouvoir activement notre revue au travers de conférences, de réseaux sociaux, de partenariats avec des institutions académiques, etc, afin d’attirer des soumissions de qualité et d’augmenter la visibilité de notre revue.
Après quelques numéros, il faudra évaluer le succès de notre revue en termes de soumissions reçues, de citations, d’impact, etc. Il faudra être prêt à adapter nos processus et stratégies en fonction des retours de la communauté académique et des tendances de l’édition scientifique.
Créer une revue scientifique est un projet ambitieux mais nécessaire, qui nécessite une vision claire, une équipe dévouée et soudée et un engagement envers l’excellence académique.
Avec de bons préparatifs et une exécution rigoureuse, notre revue peut devenir une source précieuse de connaissances pour la communauté scientifique et contribuer de manière significative à notre domaine d’expertise, la TD. Elle peut aussi permettre la reconnaissance académique de la TD, et sortir ainsi du cercle trop restreint où elle est cantonnée en France. Elle peut également permettre la création de formations dédiées dans les universités et les grandes écoles françaises, la création d’un parcours doctoral transdisciplinaire, offrant ainsi des possibilités d’accueillir des étudiants de troisième cycle et des doctorants attirés par la TD.
Je remercie tous les membres du LASRET d’avoir pris le temps de lire cette proposition, de l’avoir amendée en faisant des propositions d’amélioration dans les objectifs et les réalisations, en vue de réaliser la revue scientifique dont nous avons besoin. Tous les membres du LASRET peuvent être membres de droit du comité de gestion (éditorial et rédaction), et si vous êtes intéressé(e)s pour y participer, n’hésitez pas à m’adresser un mail en me précisant le rôle qu’il vous conviendrait d’adosser. jean.frayssinhes@lasret.fr
Bien Amicalement à Toutes et à Tous
Jean FRAYSSINHES le 01/06/2026
Comité de rédaction de la RSTF
- Yolande BILOUKA, MdC à l’Université de Toulouse 2 Jean-Jaurès
- Virginie CHRETIEN, MdC à l’Université de Lille
- Florence DRAVET, Professeure à l’Université de Sao-Paulo (Brésil)
- Jean FRAYSSINHES, Professeur de Sciences Commerciales, d’Economie, de Gestion, de Numérique, Université de Toulouse 2 Jean-Jaurès, Directeur de Rédaction
- Michel GALAUP, Professeur des Universités à L’Université Jean-François Champollion d’Albi.
- Mohammed MELYANI, MdC HDR, à l’Université de Picardie, Co-Rédacteur en Chef
- Samuel PINHEIRO, chercheur postdoctoral à l’Université fédérale du Rio Grande (FURG), au Brésil.
- Edith PLANCHE, Ethnologue chercheure associée au laboratoire EVSUMR5600 Lyon II
- Jean-Claude SALLABERRY, Professeur à l’Université de Montesquieu-Bordeaux IV
- Henda ZAGHOUADI, Docteure en Sciences du Langage de l’Université de St Etienne, Co-Rédactrice en Chef
Comité scientifique de la RSTF
- Gerardo Del CERRO SANTAMARIA, Professor New School Social Research, N.Y (USA)
- Marc-Williams DEBONO (France) (P) – Docteur en Neurosciences de l’Université Paris 1 Sorbonne (EPHE). Président Fondateur de l’association PSA (Plasticités Sciences Arts). Directeur de la revue Transdisciplinaire de plasticité humaine Plastir.
- Florence DRAVET, Professeure à l’Université de Sao-Paulo (Brésil)
- Jean FRAYSSINHES, Professeur de Sciences Commerciales, d’Economie, de Gestion, de Numérique, Université de Toulouse 2 Jean-Jaurès, Directeur de Rédaction
- Michel GALAUP, Professeur des Universités à L’université Jean-François Champollion d’Albi.
- Mohammed MELYANI, MdC HDR, à l’Université de Picardie, Co-Rédacteur en Chef
- Florent PASQUIER (France) (P); Docteur en Sciences de l’éducation et de la formation à l’Université de Paris VII Denis-Diderot ; HDR Sciences de l’éducation et de la formation à l’Université Lyon 2 Louis Lumière ; Maître de Conférences HDR à Sorbonne Université – Inspé (Paris).
Jean-Claude SALLABERRY, Professeur à l’Université de Montesquieu-Bordeaux IV - Genoveva VARGAS–SOLAR, Professeur au CNRS Villeurbanne